A priori, Madagascar présente un climat des affaires propice aux investissements étrangers. D’ailleurs, l’on enregistre un bilan plutôt positif en termes d’attraction d’investisseurs étrangers. A ce jour, plus de 1200 entreprises ont été créées sur la grande île. 85 % d’entre elles opèrent dans le secteur tertiaire, dont les entreprises à caractère offshore.

Des réformes structurelles pour améliorer le climat des affaires

L’aspect et les réalités du climat des affaires sont les premiers indicateurs de confiance pour les  investisseurs étrangers. C’est la principale raison pour laquelle l’Etat malgache en a fait une priorité absolue.

  • Réformes juridiques

Depuis 2016, l’Etat malgache a fait un grand pas en avant pour embellir et rendre suffisamment attractif l’environnement des affaires à Madagascar. Ceci est fait à l’exemple des réformes judiciaires qui ont pour objectif d’améliorer la sécurité juridique des affaires sur la Grande Île. Dans cette optique, les autorités compétentes adoptent cinq (5) réformes principales afin de rétablir une vraie justice commerciale et de rendre plus rapide l’accès au traitement et à la résolution des litiges commerciaux. Ces 5 réformes concernent précisément :

  1. Une greffe autonome spécifiquement dédiée aux affaires commerciales a été mise en place
  2. Les cas de litiges sont limités à deux renvois de dossier grand maximum
  3. Les procédures de médiation sont davantage favorisées dans l’objectif d’accélérer la résolution des cas de litige
  4. La chaîne commerciale a été informatisée et numérisée
  5. La « mise en état » est désormais effective
  • Réformes structurelles

Concernant les réformes structurantes, les autorités malgaches les ont élaborées et adoptées depuis déjà 2014. Cette année-là, Madagascar s’est volontairement attelée à faire beaucoup d’efforts en termes de création d’entreprises.  Pour ce faire, cinq (5) réformes ont été adoptées réduisant à quatre (4) jours le délai nécessaire pour créer une entreprise. Cela se fait en accédant au guichet unique de formalisation au niveau de l’Economic Development Board of Madagascar EDBM. D’une vision globale, il y a la réduction des coûts financiers, l’automatisation du processus de création et d’enregistrement d’entreprise, et la réduction du nombre de dossiers et de documents à fournir.

  1. La suppression du numéro d’identification fiscale provisoire et la saisie du numéro d’identification fiscale (NIF) se font en ligne (en FrontOffice)
  2. La fluidification du calcul des frais et des coûts liés à l’enregistrement de l’entreprise en gestation (en FrontOffice) a été notée
  3. Le nombre d’exemplaires des documents impératifs a été nettement réduit
  4. L’avis de constitution et tout ce qu’il y a à savoir sur la législation y afférent sont accessibles directement sur le site internent de l’EDBM
  5. Les documents certifiés sont tous délivrés au même moment pour gagner du temps.

Aspect général de l’économie malgache

Dans le contexte exclusivement économique

L’économie malgache démontre un certain dynamisme même si des petites marques d’affaiblissements demeurent perceptibles. En effet, un taux de croissance économique de 5,1 % a été enregistré en 2018, mais une petite baisse décroissante est apparue vers le premier semestre de l’année suivante. Pendant l’attente de la prise de fonction du nouvel élu à la présidence de 2018, un petit signe d’affaiblissement a &t& remarqué suite au ralentissement des dépenses publiques. Quoi qu’il en soit, le taux de croissance s’est stabilisé assez vite pour atteindre les 4,7 % au second semestre de l’année 2019. D’ailleurs, une hausse de 2 % du revenu par habitant est envisageable pour cette année 2020. C’est une augmentation encore jamais perçue en Afrique Subsaharienne jusqu’alors.

En outre, les perspectives économiques pour cette année 2020 devraient assurément optimiser l’amélioration du climat des affaires à Madagascar d’un point de vue économique. En effet, le taux de croissance atteindra normalement les 5,3 % si les plans d’investissement publics sont concrétisés à long terme. Le développement de certains secteurs d’activité va logiquement dans ce sens, en particulier le développement et l’accroissement du partenariat public-privé. La législation fiscale concernant les potentiels investisseurs étrangers dans l’offshore est aussi concernée. La fiscalité bien gérée est génératrice de croissance pour l’économie. C’est pourquoi il est primordial d’appliquer un système fiscal stratégique et rentabilisant.

Dans un contexte politique

La Grande Île est régie par un système politique multipartite. Contrairement à son passé politique mouvementé, Madagascar présente aujourd’hui un environnement stable suite au scrutin présidentiel de 2018. C’est une élection démocratique qui s’est déroulée dans un contexte pacifique contrairement à ce que l’on pourrait croire. Un souffle nouveau et une atmosphère politique suffisamment sédentaire ont instauré une situation économique favorable aux investissements étrangers. D’ailleurs, l’Etat a décidé de fusionner plusieurs ministères dans l’objectif de dorer l’image de l’administration publique souvent critiquée dans le pays. Aujourd’hui, le gouvernement travaille dans l’exécution d’un plan de développement à l’horizon 2023 initié par le chef de l’Etat et basé sur 13 principaux objectifs précurseurs de croissance.

Les engagements de l’Etat malgache en termes d’investissements étrangers

D’après des chiffres émanant de l’Economic Development Board of Madagascar EDBM, 45% des entreprises nouvellement créées sont des entreprises étrangères. L’on comprend mieux pourquoi l’Etat malgache ne lésine pas sur ses moyens pour offrir un environnement des affaires stable, transparent et incitatif aux investisseurs étrangers. En effet, il s’agit d’une branche de l’économie à très forte valeur ajoutée. Tout a été mis en œuvre pour instaurer un dispositif efficace de sécurisation des capitaux et une confidentialité sur les droits de propriétés collectives et/ou individuelles. D’ailleurs, tous les investisseurs à Madagascar, qu’ils soient ressortissants étrangers ou natifs, bénéficient du même traitement de la part de la législation et sont mis sur le même pied d’égalité. Dans cette optique, de nombreuses lois ont même été adoptées :

  • Chaque investisseur est libre d’exercer son activité sans autorisation d’investissement  impérative au préalable
  • Chaque investisseur est libre de transférer ses capitaux ou ses propres revenus à sa guise
  • La législation respecte les droits de propriétés (collectives et/ou individuelles)
  • Tous les investisseurs bénéficient du même traitement
  • Tout investisseur est libre de gérer lui-même son personnel conformément au respect du code du Travail et de la politique de prévoyance sociale
  • L’Etat s’engage à maintenir durablement un système fiscal équitable propice au développement des activités des investisseurs étrangers.